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Les paris en ligne bientôt ouverts à la concurrence
ÉRIC DE LA CHESNAIS.
Publié le 25 septembre 2007

Le gouvernement est prêt à briser le monopole du PMU et de La Française des jeux pour les paris sportifs sur Internet.

C'EST UN premier pas vers la libéralisation des jeux d'argent sur Internet. Hier, le ministre du Budget et des Comptes publics, Éric Woerth, en réponse à une injonction de Bruxelles, a indiqué que « le gouvernement n'est pas hostile à une ouverture du monopole sur les paris sportifs ».

Pour l'instant, cela exclut les jeux de casino en ligne comme le poker ou le black jack ainsi que les jeux de grattage ou de loterie sur Internet. Il n'empêche. C'est une première brèche dans un monopole qui date de la fin du XIXe siècle. Actuellement, seuls La Française des jeux (FDJ) avec Cote & Match, et le Paris mutuel urbain (PMU) peuvent proposer des paris sur la Toile, chacun dans sa spécialité.

Dans les faits, « plus de 2 000 sites proposent des jeux d'argent sur Internet et le marché français des paris sportifs et hippiques en ligne devrait doubler d'ici aux cinq prochaines années à 1,5 milliard d'euros », explique Thibault Verbiest, avocat de l'Association européenne des opérateurs de jeux et paris (EGBA).

Un groupe de travail à Bercy

Avec de telles perspectives de croissance, il était logique de voir de nouveaux opérateurs comme le britannique Unibet ou l'autrichien Bwin, qui sont d'ailleurs à l'origine de la plainte contre la France et dix autres pays européens sur le monopole des paris en ligne. « D'autres groupes français de médias ou télécommunications pas encore présents sur le marché devraient aussi être intéressés par les enjeux de ce marché », poursuit Thibault Verbiest.

Quoi qu'il arrive, le PMU et la FDJ ne devraient pas être trop inquiétés par l'arrivée de nouveaux concurrents légaux sur la Toile. L'activité que ces deux opérateurs réalisent en ligne représente moins de 5 % de leur chiffre d'affaires. « Nous ne représentons que 1 % du marché français des paris sportifs en ligne », relativise-t-on à la FDJ. En outre, la notoriété et les réseaux commerciaux de la FDJ ou du PMU sont tels qu'il sera difficile de changer les habitudes des consommateurs.

Il reste à connaître les modalités de la mise en oeuvre de cette ouverture du marché. Éric Woerth doit se rendre à Bruxelles début octobre pour en discuter avec Charlie McCreevy, commissaire européen responsable du Marché intérieur et des Services. Un groupe de travail entre les différentes parties concernées a été constitué par Bercy. Déjà, l'un des concurrents du PMU sur Internet, Zeturf basé à Malte, se dit prêt à reverser une partie des gains à la filière hippique. « Nous reversons aux joueurs 95 % des enjeux, contre 72 % pour le PMU dont les frais de structure atteignent tout de même 500 millions d'euros, fait remarquer Emmanuel de Rohan Chabot, président de Zeturf. Nous sommes prêts à réduire notre marge et à maintenir un mode de jeu transparent basé sur un mode mutuel. »

Ce n'est probablement qu'une première étape. Les casinos, qui sont déjà prêts, pourraient très vite demander l'ouverture de salles de jeu sur Internet. Pour l'instant, le poker en ligne reste illégal en France.


Source : http://www.lefigaro.fr/economie/20070925.FIG000000129_les_paris_en_ligne_bientot_ouverts_a_la_concurrence.html
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Nouvelle petite avancée aujourd'hui, les propositions doivent tomber avant la fin du mois...
Sinon bizarrement j'ai reçu un mail de la fdjeux qui informe sur la redistribution des mises des joueurs : 11% vont aux frais d'organisation, 29% recettes publiques et 60% gains des joueurs...

Colloque mercredi à Paris sur les jeux de hasard et d'argent
11.10.2007 11:46
Un colloque intitulé "Pour une adaptation du modèle français des jeux de hasard et d'argent" réunira mercredi à Paris les acteurs du secteur alors que la France doit répondre, avant le 29 octobre, à la mise en demeure de la Commission européenne d'ouvrir les jeux à la concurrence.

Le sénateur François Trucy (UMP, Var), auteur de deux rapports d'information sur les jeux de hasard et d'argent, qui présidera ce colloque, l'a présenté jeudi à la presse.

Le colloque passera en revue les problèmes (monopole, phénomènes d'addiction, internet, protection des mineurs ...) qui se posent actuellement au secteur des jeux d'argent en France dont les trois grands opérateurs français (Française des Jeux, PMU et casinos) ont brassé un chiffre d'affaires de plus de 20 milliards d'euros en 2006.

Tous les acteurs du secteur (opérateurs publics et privés, responsables français et européens, spécialistes des questions de dépendance aux jeux) débattront, selon M. Trucy, de la "question urgente de la modernisation et des réformes nécessaires" de ce secteur.

La "nécessité" d'une autorité unique des jeux en France, actuellement partagée entre trois ministères, la création d'un observatoire des jeux, le contrôle des jeux et des paris sur internet et la protection des mineurs seront au menu de la réunion.

La France doit donner, avant le 29 octobre, sa réponse aux critiques de la Commission européenne sur les monopoles du PMU et de la Française des Jeux sur les paris sportifs. Selon M. Trucy, la réponse du gouvernement français sera donnée le 26 octobre.

Le 24 septembre, le ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth avait déclaré à l'AFP que le gouvernement "n'est pas hostile à une ouverture" du monopole sur les paris sportifs sur internet, comme le demande la Commission européenne, à condition qu'elle soit "maîtrisée". (AFP)
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Les contradictions du jeu en ligne
L’arrestation et l’extradition vers la France du PDG d’Unibet pointent les contradictions du marché, au moment où Paris semblait disposé à négocier... Petter Nylander, PDG d'Unibet Photo: AFP Les particuliers ne risquent rien
La loi française ne prévoit pas de sanction pour les joueurs en ligne. Une exception toutefois pour les joueurs qui miseraient sur des paris hippiques autres que PMU et qui s’exposent, eux, à des sanctions.

Et aussiSigrid Ligné : "Une situation inacceptable"

Ce n’est pas la première fois que les sites de paris sportifs ont des problèmes avec la justice française. Mais, cette fois, l’arrestation aux Pays Bas puis l’extradition prévue ce mercredi vers la France de Petter Nylander, PDG de l’un des plus gros sites du genre, Unibet, étonne. Depuis plusieurs semaines, en effet, Paris, la Commission européenne, les sociétés de monopole et l’industrie du jeu en ligne négociaient. Après les remontrances de Bruxelles, la France donnait des signes d’ouverture. De source proche du dossier, on affirme même que le principe d’une fin du monopole de la Française des Jeux était acquis.

500.000 joueurs en France
Seulement voilà : un mandat d’arrêt avait été lancé contre Nylander avant les derniers rappels à l’ordre de Bruxelles et il a débouché sur son arrestation la semaine dernière. Une contradiction de plus sur ce marché où le monopole est toujours de mise, mais où 500.000 Français joueraient régulièrement sur des sites de paris. Bwin, un autre gros acteur du marché, placerait d’ailleurs déjà le marché français dans le top 10 mondial.

Un marché colossal
Si la bataille est aussi féroce, c’est que les enjeux sont énormes : le chiffre d’affaires mondial des paris en ligne serait de plus de 10 milliards d’euros brut. En 2015, selon Merryll Lynch, il pourrait dépasser les 100 milliards d’euros. Dans l’immédiat, les acteurs de l’industrie devraient se retrouver autour d’une table, le 6 novembre prochain. « La France devrait demander et obtenir un nouveau délai à la Commission pour adapter son marché », explique Thibault Verbiest, avocat au cabinet Ulys et spécialiste des jeux en lignes. L’ambiance promet d’être fraîche lors de ces discussions…
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çà se complique... Boxe

Paris en ligne : la France refuse d'obéir à Bruxelles
Challenges.fr | 31.10.2007 | 07:37 |

Paris avait jusque fin octobre pour répondre à l'avis motivé de la Commission européenne, qui l'enjoint de s'ouvrir à la concurrence.

La France campe sur ses positions dans la réponse qu'elle a adressée à la Commission européenne, qui l'a sommée d'ouvrir ses paris sportifs à la concurrence, a-t-on appris mardi 30 octobre de source diplomatique.
La France subit les foudres de l'exécutif européen parce qu'elle refuse d'octroyer des licences à des opérateurs privés dans le domaine des paris sportifs en prétextant de la protection des jeunes et des consommateurs, ainsi que de la lutte contre la fraude, difficile à contrôler sur internet.
Les autorités françaises devaient répondre avant fin octobre à l'avis motivé, dernière étape avant la saisine de la Cour de justice de l'UE, qui lui avait été envoyé en juin dernier par la Commission pour violation des règles européennes de libre prestation des services, ce qu'elles ont fait à temps.
La Commission avait bon espoir que la France se plie à ses demandes puisqu'elle estime que la situation a changé en France depuis le 11 juillet, date de publication d'un arrêt de la Cour de cassation française abondant dans son sens.
Mais la France reste pour l'instant ferme.

Lutter contre le crime organisé

"C'est une réponse juridique pour rappeler le bien-fondé de nos positions", a expliqué un diplomate. "Il y a un certain nombre de garanties à prendre pour les paris sur internet."
Selon cette source, "il y a des arrêts dans les deux sens", et notamment dans celui de la protection des consommateurs.
Les négociations ne sont toutefois pas terminées.
Le ministre français du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, rencontreront mardi prochain le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Charlie McCreevy.
"Ce n'est pas la fin de la saga", assure le diplomate.
Les autorités gouvernementales françaises justifient leur monopole en assurant qu'il sert à lutter contre l'entrée du crime organisé dans le monde du jeu, par nature propice au blanchiment d'argent sale.
Les sociétés privées estiment qu'il s'agit d'un prétexte pour préserver la "manne" pour le budget de l'Etat.
La justice française, comme la Commission, acceptent de limiter les occasions de jeux pour "prévenir l'exploitation des jeux de hasard à des fins criminelles ou frauduleuses", mais il faut selon Bruxelles que les moyens soient proportionnés.
Dans son arrêt de juillet dernier, la plus haute juridiction française a annulé la condamnation d'une société maltaise de paris en ligne sur des courses hippiques, Zeturf, au nom de la liberté de prestation de services dans l'UE.

Le patron d'Unibet arrêté

A la demande du PMU (Pari mutuel urbain), Zeturf s'était vue ordonner le 4 janvier 2006 par la cour d'appel de Paris d'interrompre son activité en France sous la menace de pénalités financières de 50.000 euros par jour.
Le PMU (8,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2006) bénéficie d'un monopole sur cette activité et a rapporté l'an dernier un milliard d'euros à l'Etat. Il assure faire vivre au total 130.000 personnes dans la "filière cheval".
Dans un autre cas, en septembre 2006, deux dirigeants du géant des paris en ligne autrichien Bwin.com, Manfred Bodner et Norbert Teufelberger, avaient été arrêtés près de Nice et avaient passé trois jours en cellule avant d'être mis en examen pour "tenue illicite de jeux de hasard" dans une affaire ouverte à Nanterre sur plainte de la Française des jeux.
Bwin.com s'était indigné de la procédure et ses dirigeants avaient annoncé leur intention de poursuivre la France.
La France a fait arrêter en octobre aux Pays-Bas Petter Nylander, directeur de la société suédoise de paris en ligne Unibet, pour violation du monopole de la Française des jeux sur les paris, déclenchant un tollé. (Reuters)
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Je trouve hallucinant que la France fasse arreter des gens à l'étranger, dont la société est à l'étranger et sans "boutique" physique sur le territoire français. Shocker

Je pense que cela va plus loin que les "simples" paris sportifs. Pour moi, c'est une preuve de plus des problèmes qu'ont nos dirigeants avec Internet. C'est un outil puissant, libre, et surtout non controler par les décideurs, c'est le peuple qui reigne sur le net, et là, il peut dire les choses telles qu'elles sont; sans être estampiller TF1. Dans le cas qui nous interesse, ils se cachent derrière la protection des joueurs (me faite pas rire, si un gars va jouer une brique dans 4-5 points de la fdj, y a personne pour l'en empecher...) pour maintenir leur manne financière. Ils agissent comme les maisons de disque: ils veulent détruire (et j'exagère pas) le net car ils n'ont pas su, ni voulu prendre le virage qui leur aurait permis de rester dans le coup.

A moins de sortir de l'UE, cet action de la France sera son chant du cygne. Fleurs
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13obscur a écrit:

A moins de sortir de l'UE, cet action de la France sera son chant du cygne. Fleurs


je partage ton avis, ces arrestations sont ridicule et ne semble etre faite que pour sauver la face car sur le fond il vont bien etre obligé de l'ouvrir ce marché tot ou tard. Rolling Eyes
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fini


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la france perdra le monopole et cela a partir de 2008 , mais en attendant , ce qui sont dans certaines banque commence a le payer , dépot refusé sur neteller probleme avec moneybooker , certains book comme partygames , ne veulent plus de français , les banques , vont faire des rapport enfin certaines banques
je suis au crédit patate , et eux ils ont commencé a me faire chier

et vous quel banque et quel souci ?
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Qu'entends tu par "ils te font chier": virements bloqués? ton banquier t'a appelé pr savoir à quoi correspondait les virements?

Concernant la problématique de la régularité, je me suis renseigné auprès d'un pote juriste pr savoir si je risquais de finir à Cayenne Delire . En résumé, il m'a donné une double réponse:

Risque pénal (=la tôle): très faible. Il ne faut pas confondre les paris en ligne et le piratage informatique. Qd tu pirates un CD ou DVD, c'est illégal car tu voles la propriété intellectuelle d'un artiste ou d'une maison de disques: si tu te fais attraper (pas beaucoup de cas pr l'instant), cela se traduit par une plainte des maisons de disques contre toi d'où le passage au tribunal. Dans le cas des paris, tu ne voles personne.....donc personne n'a de motif juridique pour t'attaquer en justice. En plus, un particulier pourrait se retourner contre l'Etat auprès de la Cour européenne de justice pour entrave à la libre circulation des capitaux: c'est ds la Constitution Européenne que la France a ratifié!!

Risque fiscal (= la tune): le vrai risque mais sur des grosses sommes. Pr lutter contre le blanchiment, les banques ont pr consigne de signaler à TRACFIN tout mouvement suspect sur un compte.....mais pr des sommes supérieures à 10.000€. A priori, personne sur ce site n'en est encore là (à moins peut être Valdo ou Lelette). Récemment, c'est de cette manière que le n°2 du MEDEF s'est fait gaulé par la BNP (des dépôts et retraits réguliers de plus de 50 K€!!). Maintenant, si ton banquier te déteste, rien ne l'empêche de signaler au fisc que transite sur ton compte des rentrées d'argent d'origine inconnue. Le fisc pourrait alors te coller un contrôle fiscal en te demandant de justifier les sommes gagnées et non déclarées: et là, tu es bon pr un redressement....

C'est clair qu'il est plus tranquille de jouer à la FDJ: tout en liquide, aucune traçe....Mais ds l'absolu, même là tu n'es pas vraiment hors d'atteinte. Imaginons que tu gagnes suffisamment et régulièrement de quoi te payer un appart ou une Porsche, alors que techniquement tes revenus ne te le permettent pas. Si le fisc te colle un redressement, tu ne pourras pas prouver que le pognon provient de la FDJ (contrairement au type qui a touché le LOTO) ou bien d'un quelconque trafic....

Pr limiter le risque, je ne retire jamais plus de 100€ à la fois mais bon, pr être tranquille, il faut vraiment espérer que le gouvernement français fasse rapidement des concessions Fleurs
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http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39374780,00.htm?xtor=RSS-1

Jeux en ligne : le patron d'Unibet en garde à vue sur demande de la France

Estelle Dumout, publié le 23 octobre 2007
Tags: Internet, Juridique, Législation

Législation - Alors qu’elle est sommée par Bruxelles de mettre un terme au monopole de la Française des jeux et du PMU sur les jeux en ligne, la France fait arrêter aux Pays-Bas le patron d’un de leur concurrent. Et aurait finalement décidé de faire marche arrière.

À quoi joue le gouvernement français dans le secteur des jeux d'argent en ligne ? Petter Nylander, le patron d'Unibet, société suédoise de paris en ligne, a été mis en garde à vue hier 22 octobre à Amsterdam. La police néerlandaise a agi sur requête d'un mandat d'arrêt lancé par la France contre lui, pour infraction à notre législation nationale sur les jeux d'argent. Petter Nylander a été arrêté à l'aéroport d'Amsterdam, alors qu'il s'apprêtait à embarquer dans un avion pour Londres, où il réside, précise Unibet dans un communiqué.

Cette affaire a pour origine une plainte, déposée contre Unibet en France en 2006, par la Française des jeux et par le PMU, poursuit Unibet. Les deux sociétés françaises l'accusent d'avoir violé leur monopole sur les paris en ligne. « Unibet est outré de voir que la France méprise totalement la loi européenne afin de protéger un monopole national sur les paris, un monopole qui est justement remis en cause par la Commission européenne », s'indigne la société.

Une ouverture du jeu sur internet

Mais dans un contexte qui lui est défavorable, la France semble aujourd'hui prête à renoncer à son action contre Unibet : « Des instructions ont été données pour arrêter la procédure », a appris Reuters auprès d'une source anonyme à la Commission européenne. Bruxelles qui surveille étroitement ce dossier a sommé à l'été dernier la France de modifier sa législation sur les jeux en ligne. Le gouvernement a, en théorie, jusqu'au 31 octobre pour répondre à cette exigence.

Depuis quelques semaines, il ne semble plus aussi droit dans ses bottes : en septembre, Eric Woerth, ministre du budget, indiquait ainsi que « le gouvernement n'était pas hostile à une ouverture du jeu sur internet ». Il précisait toutefois que le gouvernement n'accepterait pas de laisser n'importe quel opérateur de jeux s'installer sur le marché français arguant de « raisons d'addiction, d'ordre public et d'ordre social ».

Par ailleurs, la semaine dernière, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, reconnaissait dans les colonnes du Parisien que le gouvernement devait réfléchir « sans tabou » afin de laisser les opérateurs de jeux en ligne se développer sur internet.

Par Estelle Dumout, ZDNet France
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Paris prend date pour les paris en ligne
La France s'engage à ouvrir son système de jeux d'argent à la concurrence pour éviter une condamnation devant la Cour de justice de l'Union européenne.

Christophe Alix
LIBERATION.FR : mardi 6 novembre 2007


C’est un jour à marquer d’une pierre blanche pour tous les opérateurs de jeux d’argent en ligne prêts à fondre sur la toile française et ses millions de cyberparieurs potentiels. Comme prévu, la France s’est engagée en début d’après-midi -et pour la première fois- auprès de la Commission européenne à ouvrir son système de paris sportifs en ligne à la concurrence.

Une ouverture au monopole établi par deux lois de 1891 et 1907 mais de manière maîtrisée a bien précisé le ministre du Budget Eric Wœrth à la sortie de la réunion avec le très libéral -et grand joueur- commissaire irlandais au Marché intérieur Charlie McCreevy.

Concrètement, la France, qui fait l’objet, comme une petite dizaine d’autres pays membres de l’Union, d’une procédure en infraction pour entrave aux règles européennes, présentera fin janvier ou début février une proposition à la Commission afin d’éviter un recours devant la Cour de justice de l’UE.

Ce nouveau cadre du jeu d’argent, dont la définition reviendra à une mission composée de l’inspection des Finances et de l’inspection générale de l’Agriculture, devra trouver le moyen de concilier à la fois l’ouverture des marchés du PMU et de la Française des jeux exigé par Bruxelles et le respect de certains principes auxquels sont attachés la France. Autrement dit, l’exécutif européen laisse à la France jusqu’au milieu de l’hiver pour peaufiner son projet de libéralisation et attendra cette période pour décider ou pas de traîner le pays d’Ourasi et du Rapido devant la cour de justice de Luxembourg.

«Ce serait de bon augure avant la présidence française de l’Union parce qu’il n’est pas sain que les contentieux perdurent», a reconnu le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.

Depuis près de deux ans, la France subit les foudres de l’exécutif européen parce qu’elle refuse d’octroyer des licences à des opérateurs privés cotés à Londres (Betfair), Stockholm (Unibet) ou Vienne (Bwin) en avançant divers prétextes : la protection des jeunes et des consommateurs et la nécessité d’une offre «modérée» de jeux dans un pays qui joue moins que la moyenne européenne; la lutte contre la fraude sur Internet, le blanchiment d’argent et les manipulations éventuelles de bookmakers pour «orienter» à leur avantage le résultat de tel ou tel compétition sportive; enfin, la défense d’un système original de financement d’une filière hippique qui fait vivre 62.000 personnes en France via une ponction de plus de 600 millions d’euros sur les recettes annuelles du PMU. «Aujourd’hui, c’est le début d’un processus», a dit Jean-Pierre Jouyet, qui ne craint cependant pas l’idée d’aller devant les juges de Luxembourg si une solution négociée n’est pas trouvée. La France dispose, a-t-il dit, de «bons arguments» pour se défendre.

Si elle intervient, l’ouverture à la concurrence sera de toute manière très encadrée, ce que la Commission ne conteste d’ailleurs pas sur le principe puisqu’elle demande surtout l’arrêt des discriminations envers les concurrents potentiels du PMU et de la FDJ désireux de s’établir en France.

Bruxelles accepte parfaitement qu’un pays fasse le choix de limiter les occasions de jeux pour «prévenir l’exploitation des jeux de hasard à des fins criminelles ou frauduleuses», mais il faut également, selon les services de Charlie McCreevy, que les moyens soient proportionnés au but poursuivi.

Cela signifie que l’encadrement du système et le refus que la France a longtemps opposé aux demandes de libéralisation, doivent bien servir à protéger la moralité du jeu et non le monopoles d’entreprises d’Etat qui ont connu ces dernières années une forte croissance de leur chiffre d’affaires.

Les lignes rouges non négociables fixées par la France ont été clairement rappelées aujourd’hui à Bruxelles : pas d’activité de paris sportifs sur la base d’une simple reconnaissance mutuelle, ce qui signifie que les entreprises actives sur Internet devront respecter un cahier des charges et obtenir un agrément français et pas seulement une licence maltaise, de Gibraltar ou de l’Angleterre. Pas question, donc, d’autoriser le site Zeturf à prendre des paris sur les courses de chevaux en France uniquement parce qu’elle aurait reçu l’agrément de La Valette.

De même, les recettes fiscales devront en partie revenir à l’Etat - elles y sont parmi les plus élevées de l’union européenne - et à la filière hippique alors que la libéralisation a tué cette activité en Belgique et en Allemagne.

Paris entend également se donner les moyens de lutter contre les sites illégaux de paris sur Internet, qui permettent le blanchiment de l’argent sale et le contrôle du secteur par le crime organisé.

Enfin, et c’est un point capital, les paris devront y rester mutuels, ce qui empêchera les bookmakers de pratiquer les paris à cote fixe devenus la norme en Angleterre où l’on mise sur la couleur de la cravate du premier ministre ou le temps qu’il fera dans un mois.

Pour n’avoir pas respecté la législation française, le directeur général de la société suédoise de paris en ligne Unibet vient de se voir privé pendant une semaine de sa liberté de mouvement.

Arrêté le 22 octobre à Amsterdam sur le fondement d’un mandat d’arrêt européen, il a été mis en examen pour «loteries illicites, prises de paris illicites sur des courses de chevaux et publicité de loteries illicites», ce qui a suscité la colère de la Commission européenne.

Il a été en examen en milieu de semaine dernière pour violation du monopole français sur les jeux de hasard par un juge de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur plainte de la Française des jeux et du PMU.

En septembre 2006, deux dirigeants du géant des paris en ligne autrichien Bwin. com avaient également été arrêtés près de Nice et avaient passé trois jours en cellule avant d’être eux aussi mis en examen pour «tenue illicite de jeux de hasard».

Mais cette législation qualifiée «d’obsolète» par Petter Nylander est également remise en cause par la justice française elle-même! Dans un arrêt rendu le 11 juillet dernier, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait ainsi annulé la condamnation de la société maltaise de paris en ligne sur des courses hippiques Zeturf au motif que le monopole du PMU ne pouvait se justifier au regard de la politique «d’expansion commerciale» de ce groupement d’intérêt économique à but non lucratif.

Le PMU a rapporté l’an dernier un milliard d’euros à l’Etat et l’on estime que 33% des Français misent en moyenne 5 euros par semaine. Soit un marché hexagonal aujourd’hui évalué à 37 milliards d’euros de mise en 2006 et que les nouveaux opérateurs entendent bien faire croître et prospérer dans les années prochaines.
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Vous comprenez quoi sur ce point là ?

Enfin, et c’est un point capital, les paris devront y rester mutuels, ce qui empêchera les bookmakers de pratiquer les paris à cote fixe devenus la norme en Angleterre où l’on mise sur la couleur de la cravate du premier ministre ou le temps qu’il fera dans un mois.
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ou ije me pose aussi la question Humm
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Çà serait pas les paris pour lesquels c’est du pile ou face en termes de proba donc de type « loterie »…ex : qui va donner le coup d’envoi, qui aura le 1er corner, y aura t il un péno dans le match etc…
Ca concurrencerait trop leurs jeux à grattage et çà inciterait encore plus à jouer pour les vulnérables…c'est pour contrôler un minimum les joueurs à mon avis...
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ça me parait bizarre, d'autant que ce "mutuel" on le retrouve dans pmu (paris mutuels urbains)

et le pmu n'a pas de type de paris pile ou face il me semble (mais je suis inculte en pmu Embarassed )
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J'ai trouvé une definition dans google qui concerne le PMU...

Elle légalise les paris sur les courses de chevaux et instaure le principe de la mutualisation.

Ceci signifie que les parieurs jouent les uns contre les autres et se partagent les gains une fois effectués les prélèvements légaux prévus par la loi au profit de l’Etat et de l’institution des courses.
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En fait, je crois que pari mutuel signifie qu'un des résultats proposé est forcément gagnant: en foot, une équipe gagne, perd ou fait match nul. Donc tu es sûr qu'une partie des parieurs va gagner et qu'il y aura une redistribution partielle des mises.

Par contre, si tu proposes de parier sur l'écart, tu n'es pas sûr que qqun gagne et le book peut rafler tte la mise Crying or Very sad
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Nouvelle mise en cause du monopole français des jeux par la justice

La justice française a de nouveau mis en cause le monopole des jeux en France en ordonnant vendredi qu'un juge examine la conformité de ce monopole avec la jurisprudence européenne qui ne l'autorise que s'il permet notamment de lutter contre la criminalité.

L'Etat a promis d'ici février "une ouverture maîtrisée du monopole de la Française des jeux (FDJ) et du Pari mutuel urbain (PMU)", conformément à l'injonction de la Commission européenne.

Cette dernière, qui a engagé une procédure d'infraction contre la France, réclame en effet une ouverture du marché, critiquant le monopole de la FDJ et du PMU.

Vendredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles était saisie d'un recours d'un ex-dirigeant de l'entreprise de paris en ligne Unibet (basée à Malte et cotée en Suède), poursuivi pour "loterie illicite", après deux plaintes de la FDJ et du PMU, pour atteinte à leur monopole.

Considérant dans son arrêt qu'"en l'état des éléments du dossier, elle n'est pas en mesure de se prononcer", la cour a demandé à un juge d'enquêter sur plusieurs points pour lui permettre d'apprécier la conformité de la législation hexagonale avec la loi européenne.

"Pour nous, c'est fantastique : ce qui était un procès contre nous devient un procès contre l'Etat", s'est félicité Me Pierre-Olivier Sur, défenseur de Didier Dewin, ex-vice-président belge d'Unibet qui demandait l'annulation de sa mise en examen.

Interrogée par l'AFP, la FDJ, pour qui les paris sportifs représentent 387 millions d'euros, soit 4% de son chiffre d'affaires, a estimé qu'il ne s'agissait que d'une décision conforme à la jurisprudence européenne.

Dans son arrêt, la cour donne ainsi pouvoir au magistrat instructeur d'"entendre tout responsable des ministères compétents, apte à fournir les justifications que le gouvernement français entend développer au soutien de sa position au cours des discussions entreprises avec la Commission européenne".

Selon la FDJ, "un long processus s'engage : il revient maintenant à la justice française de vérifier si le jeu en France poursuit bien les objectifs admis par l'Europe qui permet à un Etat de limiter la libre prestation des services des jeux d'argent car ils comportent des risques pour l'ordre public et social".

La Cour européenne estime en effet que le monopole, qui constitue une restriction aux principes de liberté d'établissement et de libre prestation de services, ne peut exister sans justification.

Dans son arrêt, la cour précise que l'Etat doit pouvoir démontrer que ce monopole a été mis en place, pour "prévenir l'exploitation des jeux de hasard à des fins criminelles ou frauduleuses en les canalisant dans des circuits contrôlables".

L'Etat doit prouver en outre que la FDJ, comme elle l'affirme, est capable, dans un souci d'ordre public, de "réduire véritablement les occasions de jeux et de limiter les activités dans ce domaine d'une manière cohérente et systématique".

La FDJ fait valoir ainsi que les Français dépensent 150 euros par an de jeux de loterie quand les Européens jouent pour 175 euros en moyenne.

Interrogé, le PMU n'a pas fait de commentaires.

L'EGBA, une association qui regroupe les principaux opérateurs européens de jeux et de paris en ligne, a en revanché salué cette décision.

En tout état de cause, Gram Wood, spécialiste britannique des jeux en lignes, estime que "cet arrêt marque les premiers pas de la France vers la libéralisation des paris sportifs".


Dernière édition par Vince40 le Sam 19 Jan 2008, 11:55; édité 1 fois
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Le rapport Durieux est un échec ! L'état français se demande toujours comment taxer à plus de 50% les gains des jeux des sociétés étrangère (impossible)... Pendant ce temps, ces sociétés sont ravis d'utiliser la France gratuitement.
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