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 | paris-marseille ou l'inverse c'est selon ... |  |
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Redacteur Basket

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Posté le: Mer 28 Nov 2007, 16:14 |
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masaca evoquait semak, je ne resiste pas à vous ressortir ce passage gardé depuis tellement j'ai ri
pris sur le fofo des cahiers du football le soir meme de psg-cska moscou ... géant  on dirait du cricri
Réaction de Harris Burton - mercredi 8 décembre 2004 - 00h56
deux ans que j'étais pas allé au Parc, me suis fait plaisir, tribune H22 rang 1, place 55, 42 euros, super ambiance, l'impression d'être entouré de potes venus à mon anniversaire, pas trop froid, un détour au Viaduc rue Molitor pour l'avant match, mon billet à 42 € dans la poche, je suis le roi du monde, ce soir c'est caviar et vodka à volonté...semak ? connais pas.
"Graille démission" en bas d'Auteuil, n'importe quoi, ces abonnés, y croient qu'le club leur appartient !
Début de match, Pichot qu'est-ce qu'il fait là ? il a perdu sa maman ? non là c'est sérieux, c'est du sport professionnel mon garçon, c'est le deuxième budget de ligue 1 qui entre en scène, donne la balle à Modes...non, il est raide donne, euh donne en retrait, yoyo c'est plus sùr.
But des visiteurs... (venus d'ailleurs), c'est pa grave, c'est tellement cool d'être venu au stade, c't'ambiance pour 42 malheureux euros seulement, on va rev'nir, c'est sûr, tiens, presque trois passes, toujours pas une occase...mais m..... y sont lestés ou quoi mes mecs ? y 's'mangent deux mètres à chaque démarrage des popov, j'sens qu'j'vais m'soulager à la mi-temps...
Ouah Yépes, devant moi, ce tacle glissé....et cette relance directe en cloche vers son vis-à-vis venu du froid, trop fair-play le Mario...
Tiens même Mendy se fait bouffer par le 19, j'coyais qu'c'était Carl lewis ce mec ?!! Bon il est pas chaud, il devait pas jouer...
mon voisin: "ça m'rappelle le début de saison, pas une passe qu'arrive..."
Bon j'ai pu trop envie de rire, la suite c'est Pinder mais en plus cher...
Faut qu'on m'explique ce qui s'passe dans la tête du troupeau d'buses lexomilées quand ils entendent siffler plusieurs milliers de gogos pour qu'ils daignent faire semblant de vouloir offrir un petit quelque chose à un public venu nombreux les aider dans leur dur labeur de millionnaire...
Graille Démission ? c'est toujours aussi con, mais je commence à comprendre les abonnés...
"Souscrivez un abonnement avant la fin décembre et on vous offre PSG-Metz..." dit le speaker à l ami-temps: il est fou ou il est c... ?
Il veut voir c'que j'vais lui offrir moi ?
ça se bat plus à Duvauchelle avec Créteil ! sauf qu'à Créteil on est pas 45000...
Le PSG 2004 est une imposture, n'y allez pas y a rien à voir...
Courage aux supps qui bossent demain, jour de chambre assuré, profil bas et rasage de murs, quand je pense à ce stade plein, je ne peux pas m'empêcher de penser que le club ne mérite pas ce public.
PS: Plus jeunes, Mendy et Cissé étaient dans les tribunes, comme moi, s'ils s'en souviennent, j'espère qu'ils ont honte de porter le maillot aujourd'hui.
PPS: tu peux rester Pichot, c'est pas si sérieux que ça finalement
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Posté le: Ven 30 Nov 2007, 11:19 |
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pas mal fred
comme quoi les Parisiens savent écrire et faire rire
AH Paris la plus belle ville du monde
té je l'avoue je crois que c'est vrai
comme quoi dans le sud on sait reconnaître les qualités Parisiennes
Paris : ville de culture, de monuments, d'art et d'histoire ..................
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Redacteur Basket

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Posté le: Mar 22 Avr 2008, 14:47 |
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up
un tres bel article tiré des cahiers du foot :
UN BARBARE QUI SAIT PLEURER
Jérôme Reijasse - mardi 22 avril 2008
C'était l'an passé dans notre numéro "Paris, Paris, on t'adule!", et le texte est plus que jamais d'actualité:
confessions d'un supporter du PSG qui ne demande pas l'absolution.
Supporter du PSG... Les rires, déjà, lèchent mes entrailles. Les rires des autres.
Ceux convertis en 1998, ceux complexés par leur province, ceux qui voudraient raser et, même pourquoi pas, fusiller tout Boulogne,
ceux qui écrivent football avec un petit f dédaigneux.
Tribune K Bleu Bas, rang 1. Géographiquement à la droite de Boulogne, juste histoire d’écœurer un peu plus les curieux.
Dix années d’abonnement. Même place, les genoux comprimés par ce balcon de béton, glacial été comme hiver, mon nom sur le siège,
mon meilleur pote à ma gauche.
Les cris, les insultes, les joies, les explosions, la mauvaise foi, les larmes parfois, bien rentrées,
la mauvaise foi encore, la haine des arbitres, les plaisanteries qui soignent, la vie.
Jamais une machine à gagner
1980 : un ange se pose au Parc. Rocheteau choisit le PSG et je le suis. Aveuglément.
À l’école, à l’heure des échanges de vignettes Panini, les doubles des joueurs parisiens atterrissent
systématiquement sur mon pupitre,
"Tiens, le faux Parigot, colle-toi au cul tes pauvres joueurs. Hé, j’ai celle de la salope de Rocheteau, tu la mettras sur tes chiottes".
Les enfants sont formidables. J’achète Onze, souvent, et, interdit de télévision, j’écoute la radio, tout le temps.
Je vibre dans le noir, partage les victoires avec Dieu, vu que mon entourage, lui, semble avoir choisi les Canaris, les Verts ou les Girondins.
Tsoin, tsoin.
Marseille n’intéresse alors personne. Douce époque. Luis, Safet, la liste est longue. Elle n’appartient qu’à moi.
Je ne suis pas un historien, juste un barbare qui sait pleurer.
Les matches se confondent tous. Très vite, je comprends que supporter le PSG, c’est d’abord accepter une évidence:
l’obsession de la victoire est un passe-temps réservé à ceux qui confondent réussite et appartenance.
Et puis, si Paris gagne, c’est parce que la capitale bénéficie de soutiens souterrains, ou qu’elle a affronté un adversaire déjà soumis.
Et si Paris perd, c’est l’expression de la justice totale.
Moi, derrière les moqueries, je sais. PSG ne sera jamais une machine à gagner, malgré les titres,
malgré les grands joueurs qui ont honoré le maillot.
PSG, c’est le refuge de ceux qui ne veulent pas se contenter de respirer. Une tragédie pathétique.
Seul(s) contre tous. Un miracle.
Le bonheur et la guerre
Le Parc des Princes. Un vaisseau spatial échoué sur terre.
Acoustique de l’apocalypse, chants qui prennent à la gorge, le stade de la fidélité toujours au rendez-vous.
La première fois, c’est le choc.
Mes jambes tremblent. Le petit garçon a grandi mais pas tant que ça. Weah marque. Un inconnu se jette sur moi, il pleure, non?
Je communie. Je comprends. Les rumeurs perçues à la radio s’incarnent. Ici, c’est Paris. Ici, c’est chez moi. Pour la vie.
Championnat de France, Coupe de France et de la Ligue, coupe d’Europe, Rai, Pilorget, Pouget, Madar,
Le Guen, NGotty, Fournier, Gaby, Valdo, Rabesandratana, Leonardo, Bats, Lama, Ginola, tout se mélange, encore une fois.
Quand le PSG domine, années 90, c’est évidemment le bonheur, quand le PSG est bafoué par Biétry
et tous les autres, c’est la guerre.
Mais c’est exactement la même. Appartenance.
Celui qui croit à la victoire éternelle est un crétin.
Quand les trompettes du succès auront cessé leur douce et martiale mélodie, les stades se videront. Tous. Sauf le Parc.
Bien sûr, ici comme ailleurs, les mécréants s’abonnent. Mais ils ne font que passer.
Le Stade Français leur tend les bras, qu’ils n’hésitent pas. Un nouveau déguisement, rose, pourquoi pas ?
Je n’ai jamais su composer, jamais su faire la part des choses.
J’aime le stress d’avant-match, j’aime la tristesse et la solitude d’après-match. Tout le monde aime la victoire.
Mais c’est bien sûr dans la défaite que les vrais supporters se reconnaissent. J’aime surtout l’idée que,
parce que je suis un supporter du PSG, je vais irriter, agacer, dégoûter, voire faire peur.
J’aime ça. "Nobody likes us and we don’t care".
La devise de l’équipe anglaise de Millwall. Je la revendiquerai jusqu’au bout.
Chambre d’enfant
Aujourd’hui, le PSG sombre. Depuis 1998, il a entamé son processus d’autodestruction.
Gestion catastrophique, conflits de couloirs, viol du maillot... Mais quel genre de mari
quitterait sa femme parce que le médecin vient de confirmer que c’était bien un cancer qui la rongeait ?
Une enflure, rien d’autre. La Ligue 2 est en vue.
Ça me réveille la nuit. Je fixe le classement et mes yeux ne peuvent plus s’en détacher.
Je calcule, prévois dans le vide.
Je hais Paris parce qu’il me déçoit, parce qu’il me rend fou, parce qu’il gangrène ma vie sociale.
Et donc je l’aime. Pour plaisanter, je me dis que le prix de l’abonnement l’année prochaine sera dérisoire, blablabla.
J’ai peur.
C’est certainement ridicule, "le football, c’est juste un ballon qui entre (ou pas) dans une cage".
Mille fois cette phrase m’a été jetée à la face. Circonstance aggravante : je n’étais pas seulement un supporter.
J’avais choisi le PSG. Club de nazis, club de riches, club corrompu, club Canal. Mon club. La tête de Kombouaré.
Le coup franc en Belgique.
Le 3-0 à Marseille, avec Ronnie qui humilie avec grâce. Galatasaray.
La Juventus qui mérite ses applaudissements. 1982, la Coupe, ma chambre d’enfant excroissance impossible du PSG.
La Corogne intraitable. Les poings serrés. Souvent. Encore. Champion de France. Le pointu de Leroy contre le Bayern.
Bordeaux qui fête son titre au Parc. Les Champs-Élysées en avril. Rai qui pleure.
Alors, la Ligue 2, je prends aussi. Pas grave. Terrible. Mais pas grave. Être supporter du PSG, ça ne sert à rien.
Ça ne vaut pas une femme, des enfants, une existence. Je ris maintenant.
L’orgasme est une foutaise comparée à l’instant où ce ballon minable franchit la ligne. Et où le Parc défie la gravité. Une foutaise !
Quand votre meilleur pote (toujours le même) vous massacre l’épaule parce que là, tout de suite,
plus rien ne compte, plus rien ne compte.
Tout est là. Vingt-cinq ans d’appartenance.
Il y a quelques années, en soirée :
- Si tu devais choisir entre moi et le PSG vainqueur de la Ligue des champions, mon amour ?
- Chérie, serait-ce du pur masochisme, ainsi, en public, ou bien...
Elle est, depuis, sortie de ma vie. J’ai même du mal à me souvenir de la couleur de ses yeux.
Diané, Cissé, tous les boiteux du PSG, eux, sont là. Aujourd’hui. Demain. Dieu n’est pas mort. Paris non plus.
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